Malocclusion dentaire

Malocclusion dentaire

CHEVAUCHEMENT OU ENCOMBREMENT DENTAIRE

L'encombrement dentaire (dents qui se "chevauchent" les unes les autres) est l'une des anomalies dentaires ou « malocclusions » les plus répandues en orthodontie que ce soit chez l'enfant, l'adolescent ou en orthodontie adulte.

Il est causé par un manque d'espace et s'aggrave avec l'âge se traduisant par une perte de l'alignement.

Il concerne avec le vieillissement pratiquement toutes les dentitions et tous les types d'occlusions

Cette situation est extrêmement fréquente à tel point que

  • 40% des enfants sont affectés entre 6 et 11 ans.
  • 85% des adolescents entre 12 et 17 ans sont concernés.

On croit souvent, à tort, que ce problème est causé par des dents trop « larges ou volumineuses » alors que la cause la plus fréquente est l'étroitesse ou la dimension des mâchoires.

Tous les types de malocclusions peuvent présenter un manque d'espace et de l'encombrement dentaire, que ce soit une classe 1, classe 2, classe 3, une béance, etc…

 

Exemples traitements Encombrement Dentaire chez l’enfant

Voici quelques exemples de dentitions présentant un manque d'espace et leur traitement orthodontique

MALOCCLUSIONS CLASSE 1

La malocclusion de type "Classe 1" est un type de malocclusion commun qui représente 30% des malocclusions traitées en orthodontie dans la population âgée de 6 à 17 ans.

Les malocclusions "Classe 1" ont une bonne relation entre les molaires supérieures et inférieures, idéale d'un point de vue « fonctionnel ». Elles s'accompagnent d'autres anomalies pouvant affecter le système dentaire et/ou les mâchoires telles que :

  • du chevauchement ou de l'encombrement dentaire
    Ce problème, dû à un manque d'espace, est très fréquent; 40% des enfants entre 6 et 11 ans et 85% des jeunes entres 12 et 17 ans
  • des rotations
  • des espaces inter-dentaires
  • un excès de recouvrement (supraclusion)
  • occlusion croisée à l'avant ou sur les côtés
  • une absence de "contacts" entre les dents aussi appelé "béance"

Exemple Clinique avec du chevauchement ou de l'encombrement dentaire

Exemple Clinique avec des rotations

Exemple Clinique avec des espaces inter-dentaires (Diastèmes)

Exemple Clinique avec une occlusion croisée antérieure

Exemple Clinique avec une occlusion dans les secteurs latéraux

Exemple Clinique avec un excès de recouvrement (supraclusion)

Exemple Clinique avec une absence de "contacts" au niveau antérieur

Exemple Clinique avec une absence de "contacts" dans les secteurs latéraux

MALOCCLUSIONS CLASSE 2

Le terme "Classe 2" fait référence à une relation particulière entre les premières molaires supérieures et inférieures comme illustré sur le schéma suivant

Il existe avec les classes 2 deux familles ou "subdivisions" :

  • Division 1 :
    les molaires sont en relation classe 2 mais les incisives supérieures sont projetées vers l'avant (proalvéolie) créant un surplomb.
    Elles représentent 60% des malocclusions traitées en orthodontie.
  • Division 2 :
    les molaires sont aussi en relation classe 2 mais les incisives supérieures sont rétroinclinées, basculées vers l'intérieur recouvrant parfois complètement les incisives inférieures.
    Elles représentent 5-6 % des malocclusions traitées en orthodontie.

Exemples cliniques de Classe 2 Division 1

Exemples cliniques de Classe 2 Division 2

Les malocclusions de type classe 2 présentent plusieurs des caractéristiques suivantes :

  • un décalage plus ou moins important entre les dents du haut et celles du bas, surplomb horizontal excessif (overjet)

  • les dents antérieures sont avancées (protrusives) à différents degrés et peuvent recouvrir excessivement celles du bas, parfois complètement (overbite)

  • peuvent être causées par une mâchoire supérieure trop avancée et/ou une mâchoire inférieure trop courte ou trop reculée (problème squelettique)

  • un menton qui semble trop reculé (mandibule courte)

  • les dents antérieures du bas peuvent mordre dans la muqueuse du palais et causer une irritation, des douleurs lors de la mastication ou un déchaussement (perte de gencive)

  • des interférences entre les dents à l'origine d'une usure dentaire prématurée

  • Les cas extrêmes peuvent nécessiter une chirurgie de mâchoires pour rétablir l'équilibre entre les arcades

Comme pour la plupart des malocclusions, l'origine de ces problèmes est surtout génétique ou héréditaire.

Ces malocclusions sont aussi appelées "rétrognathies" en référence à la mâchoire inférieure reculée qui y est souvent associée (rétrognathie mandibulaire).

MALOCCLUSIONS CLASSE 3

Le terme "Classe 3" fait référence à une relation particulière entre les premières molaires supérieures et inférieures comme illustré dans le schéma suivant avec la molaire supérieure qui est plus reculée qu'en position « normale » de classe 1:

Ces malocclusions sont plus ou moins fréquentes selon les régions et les bassins de population. Elles représentent entre 3-5% des malocclusions traitées en orthodontie.

Elles peuvent présenter les caractéristiques suivantes :

  • un décalage entre les mâchoires avec le plus souvent une mâchoire supérieure plus étroite et reculée
  • une relation inversée entre les incisives de par une mâchoire supérieure trop reculée et/ou une mâchoire inférieure trop avancée
  • un menton qui semble "fort" ou trop avancé
  • une mastication plus difficile occasionnant une usure prématurée des dents (problème fonctionnel)
  • les cas extrêmes peuvent nécessiter une chirurgie des mâchoires pour rétablir l' équilibre entre les arcades
  • l'origine de ces malocclusion est surtout génétique ou héréditaire mais peut apparaître avec des désordres fonctionnels (respiration buccale...)
  • cette malocclusion dentaire peut être évidente dès le plus jeune âge
  • l'incidence des "Classes 3" est jusqu'à 10 fois plus élevée chez la population d'origine asiatique


Ces malocclusions sont également appelées "prognathies" en référence à la mâchoire inférieure « avancée » qui y est souvent associée (prognathie mandibulaire).

Parfois, l'étiologie de la malocclusion provient d'une mâchoire supérieure trop reculée (déficience maxillaire, rétrognathie maxillaire).

Malocclusion "Classe 3" chez un enfant de 10 ans.
Ces problèmes apparaissent tôt et persistent avec la croissance.

"Classe 3" avec occlusion croisée antérieure et postérieure causant des problèmes fonctionnels et esthétiques (adolescente de 16 ans).

Adulte de 42 ans avec une malocclusion "Classe 3". Certaines dents commencent à démontrer des signes d'usure.

Les incisives qui mordent en relation de "bout-à-bout" auront tendance à s'user avec le temps

Les incisives inférieures sont basculées vers l'intérieur pour "compenser" naturellement le déséquilibre entre les mâchoires.

Les malocclusions Classe 3 peuvent se manifester très tôt et ne se corrigeront pas sauf cas exceptionnel naturellement avec la croissance.

(A) Malocclusion Classe 3 chez un jeune patient de 4 ans en dentition temporaire.
(B) Les incisives supérieures glissent derrière celles du bas lors de la fermeture de la bouche.
Ceci déplace la mandibule vers l'avant et cause une usure des incisives.
(C) Une légère ouverture de la bouche montre l'usure des incisives supérieures.

Article rédigé par le praticien le 01/03/2019

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